Depuis l’entrée en vigueur du prélèvement à la source, bon nombre d’acheteurs craignent d’être pénalisés quand viendra le moment de demander un crédit immobilier à leur banque. Ces peurs sont-elles réellement justifiées ? Votre courtier à Pleurtuit tente de répondre à cette question.

Vous le savez sûrement déjà, quand vous voulez emprunter des fonds auprès d’une banque, cette dernière vous demande vos trois derniers bulletins de salaire afin de déterminer votre potentiel taux d’endettement.

Théoriquement, le taux d’endettement correspond au ratio entre les charges de crédit et vos revenus nets annuels. Le banquier rapporte ce taux mensuellement pour estimer la capacité de remboursement des mensualités de l’emprunteur.

Toujours exprimé en pourcentage, ledit ratio ne doit pas excéder le tiers de vos revenus réguliers, soit 33 %. Pour vous donner un exemple concret, un foyer qui génère 3 000 € de revenus nets mensuels ne pourra pas supporter de remboursements supérieurs à 1 000 € par mois.

L’impôt à la source pénalisera-t-il le crédit immobilier ? 

Techniquement, et vous l’aurez remarqué sur vos fiches de paie, le prélèvement de l’impôt à la source réduit les revenus mensuels que vous percevez, notamment si vous êtes redevable de l’impôt sur le revenu. Mais affectera-il la capacité d’endettement des ménages français ?

Selon nous, il y a peu de souci à se faire, et ce pour une raison majeure : les banques ne s’appuient pas systématiquement sur l’impôt sur le revenu pour calculer le taux d’endettement de 33 % de leurs clients. En effet, pour un grand nombre de banques, l’impôt sur le revenu ne constitue qu’un infime élément du « reste-à-vivre », indicateur clé du niveau de vie d’un foyer qui incorpore d’autres composants tels que l’assurance, l’énergie, le transport ou encore une éventuelle pension alimentaire.

En outre, au 1er janvier 2019, le montant du revenu net à payer avant l’impôt est toujours précisé sur les fiches de paie, ce qui signifie que les sociétés de crédits peuvent toujours se référer à cette donnée pour estimer au plus juste la capacité d’endettement de l’emprunteur. Enfin, n’oublions pas que l’octroi d’un prêt immobilier fait généralement l’objet d’une étude au cas par cas, sans compter que le montant des revenus nets ne fait pas foi, d’autres éléments d’analyse montrant la solvabilité de l’emprunteur sur le long terme.

2019 : une année de doutes, mais aussi de transition

Il est clair que 2019 sera une année qui suscitera bien des doutes et interrogations. Mais 2019 est aussi et surtout une année de transition. Les contribuables tout comme les professionnels vont  donc devoir s’adapter et se familiariser avec le nouveau mode de recouvrement de l’impôt.

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