Les taux d’intérêts bien qu’ayant connu une légère hausse en début d’année restant cependant encore très bas, en dessous de 2 %, et cela a priori encore pour un certain temps.

En revanche, depuis les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) faites aux banques en fin d’année dernière, celles-ci ont donné un sérieux tour de vis aux conditions d’octroi des prêts.

Une raison de plus parmi de nombreuses autres de faire appel à un courtier en prêt immobilier à Vannes lorsque que vous envisagez de souscrire un prêt auprès d’un établissement financier de la région.

L’ombre des subprimes obscurcit l’horizon en 2020

Terrorisé à l’idée de revivre un cataclysme bancaire comme en 2018, qui a valu un sauvetage des banques privées par de l’argent public, l’État français a tiré la sonnette d’alarme : l’endettement moyen des Français tend à dépasser les 5 ans de revenus, la durée des prêts a tendance à s’allonger pour flirter avec le 25 ans, les apports à se réduire à une peau de chagrin et le taux d’effort à dépasser allègrement les 33 %...

Face à cette situation alarmante, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) y est allé de ses recommandations. Il a enjoint les banques à préserver leurs marges pour éviter les difficultés et à durcir les conditions d’octroi des crédits pour revenir à des conditions plus standards afin d’éviter le surendettement des français.

Quelles sont les mesures concrètes prises par les banques ?

Les banques ont durci les conditions d’octroi des prêts à trois niveaux :

diminution du nombre de prêts dont la durée de remboursement est supérieure ou égale à 25 ans,

exigence d’un apport personnel plus important et le quasi arrêt des prêts à 110 %,

réduction du taux d’effort des emprunteurs pour le cantonner en dessous de la barre des 33 % des revenus du foyer.

En effet, les prêts dont la durée était supérieure à 25 ans représentaient environ 1,7 % du total des emprunts alors que depuis le début de l’année ce taux s’est stabilisé autour de 1 % selon l'observatoire du Crédit logement/CSA.

De même, le montant des apports personnels qui avait chuté d’environ 5 % en 2019 a connu une hausse supérieure à 11 % en 2020.

Quant au taux d’effort, les banques ne dépassent plus cette année le taux de 33% du revenu des ménages candidats à l’emprunt.

Un effet durable sur le nombre de prêts accordés ?

On constate une augmentation du nombre de prêts immobiliers dont la durée est comprise entre 20 et 25 ans de 47,5% en 2019 à 48,2% en février 2020. 

Face à la pression concurrentielle, les banques ont décidé d’augmenter le nombre de crédits accordés sur une durée juste inférieure tout en respectant la demande du HCSF. 

Il semble néanmoins que cela n’ait pas été suffisant pour stopper la baisse du nombre de dossiers accordés sur le début de l’année.