Mois après mois depuis le début de l’année, votre courtier à Rennes Emeraude Courtage tient le même discours : « Les taux des prêts sont stables ». En vérité, la plupart des acteurs du secteur ont leur propre avis sur la question. Découvrons pourquoi, et surtout, tentons de démêler le vrai du faux. 

Crédits immobiliers : une tendance à la baisse, vraiment ?

Cafpi a assisté à une légère tendance à la baisse en ce qui concerne les barèmes des banques en début d’année. Grosso modo, la baisse serait de 0,10 % sur les prêts qui engagent le client sur 15, 20 et 25 ans par rapport aux données enregistrées en décembre 2018.

Cécile Roquelaure, directrice de la communication et des études d’Empruntis, soutient cette idée : « En ce début d’année 2019, les banques maintiennent leurs politiques conquérantes ».

De la complexité des derniers barèmes

Si tout le monde se prête au jeu des prédictions, une chose est sûre : les politiques de taux des banques ont évolué sur un même point, à savoir la complexité progressive des barèmes de calcul des crédits d’emprunt. En 2019, les banques ciblent avant tout des clients VIP ou bien des jeunes dont les revenus sont évolutifs.

Cela explique d’ailleurs pourquoi en 2018, les décotes ont atteint des sommets. En effet, les banques ne craignent pas de proposer régulièrement des taux inférieurs de 20 centimes par rapport à leur barème, notamment lorsque le client a le profil idéal. 

En 2019, les taux sont bien partis pour rester stables 

Selon Emeraude Courtage, la stabilité assez remarquable des taux devrait poursuivre sur sa lancée. En 2019, le marché immobilier n’est pas propice à une hausse des taux d’emprunt. Deux raisons entrent en cause : tout d’abord, la conjoncture économique, deuxièmement, l’impact de cette même conjoncture sur le marché des taux.

Si le scénario attendu jusqu’à la fin de l’année 2018 consistait en une hausse des taux de la Banque Centrale Européenne durant le deuxième trimestre de l’année 2019, les intentions de plus en plus mesurées des banques centrales à l’issue de la conjoncture tendent à contredire une remonté des taux.

Aussi doit-on conclure que s’il y a bel et bien une hausse des taux d’emprunt, cette dernière sera très certainement reportée ; dès lors, il en résultera un essoufflement de la pression haussière sur les marchés des taux.